Mballing – Sénégal

25 février 2020

Il faut s’habituer à l’odeur du poisson, éviscéré sur la plage et séché en plein air, dans des conditions hygiéniques très aléatoires, surtout quand le vent souffle et transporte des nuages de poussière. Les femmes sont aux commandes, jusqu’à la gestion des stocks et à la commercialisation. Elles négocient pied à pied avec la mairie du lieu le développement de leur activité. Dans leurs tenues colorées, elles prennent volontiers la pose face aux dessinateurs de CrayonSolidaires. Ces dessins, venus de nulle part, sont un signe de reconnaissance pour le travail effectué. Elles sourient, se les montrent, les commentent.

Un peu plus loin, leur futur se dessine aussi, grâce à des innovations améliorant leurs conditions de travail, l’hygiène et la qualité de leur produit, base de l’alimentation sénégalaise. Le bâtiment est encore vide et entouré de chantiers. Dans quelques mois, il va regrouper, sous un même toit, l’ensemble des activités liées à la transformation du poisson. A l’extérieur, une dizaine de serres sont prévues pour le séchage. Le soleil s’en chargera à travers les vitres. Les fours pour le fumage sont juste à côté. Ils sont fermés, mais polluent encore passablement. Le CEAS planche actuellement sur une solution plus propre. Les trois dessinateurs de CrayonSolidaires n’ont pas un trait de crayon à ajouter : l’humain avant tout.