Ngouloul – Sénégal

26 février 2020

Pas d’odeur de poisson, mais le choc des images au cœur d’un village de cases, où se dresse une vieille cabine téléphonique, hors service à jamais. Hormis l’école, l’un des seuls bâtiments en dur est celui dédié à la fabrication de l’huile d’arachide. Avant sa construction, la population locale extrayait déjà cette denrée précieuse, mais celle-ci contenait une toxine mauvaise pour la santé. Grâce au soutien du CEAS, le processus de filtrage a été amélioré. L’huile est désormais propre à la consommation.

La responsable du lieu est une femme rayonnante. Entre deux tétées à son fils d’un an, elle explique la transformation de la cacahouète en huile, puis la commercialisation. La concurrence est rude dans la région, mais le label Nbouloul fait son chemin. Les femmes, entourant notre guide, sont fières du travail, motivées, souriantes. Les dessinateurs de CrayonSolidaires n’ont plus qu’à les croquer, entre mouvements d’étoffes colorées, rires et bavardages. D’autant plus qu’une surprise de taille les attend ! Ils sont invités par la cheffe de la huilerie à dessiner à l’intérieur de sa case, sur les murs en torchis qu’elle a déjà commencé à décorer.

Vers 13 heures, à la sortie de l’école où le français, vestige de la colonisation, est toujours la langue officielle, une foule de bambins se précipite, en applaudissant les visiteurs étrangers. C’est sonore, mais tellement joyeux !